Actualités

La voiture automatique connectée

Le Grand Dax engage son territoire dans la dynamique « Smart City » et dans la mise en place du Living Lab.

En savoir plus...

Un nouveau projet pour HELILEO

HELILEO s’engage dans les activités de traitements viticoles dans le cadre du projet OISEAU.

En savoir plus...

La voiture sans chauffeur

 

Article publié le 10/07/15 par Sud-Ouest

La voiture sans chauffeur débarque à Bordeaux
La guerre entre taxis et Uber ? Une broutille, selon Bill Gates, ancien patron de Microsoft. Dans un récent article publié dans le « Financial Times », il déclarait : « La vraie révolution commencera quand les chauffeurs seront inutiles. »
 
 

 

L'entreprise Akka Technologies teste cette semaine le modèle Link in city développé en partenariat avec l'Inria (Institut national de recherche en informatique et en automatique), le Conseil régional d'Aquitaine, les sociétés Cogniteev et HELILEO

 

Pour l'instant, ce robot noir et blanc sur roues avec capteur sur le toit circule sur des circuits fermés. À propulsion électrique, il est ultra-silencieux. « Nous sommes en train de négocier les autorisations pour rouler dans le trafic », indiquent les équipes toulousaines et bordelaises de Akka.

 

Ce devrait être le cas en octobre prochain lors du congrès mondial des transports intelligents (lire ci-dessous). Les participants qui testeront ce bijou bourré de technologies, n'auront plus besoin de regarder à travers le pare-brise.

 

 

Sièges qui pivotent

 

Les passagers peuvent faire pivoter leur siège, discuter face à face, regarder un écran qui leur indique en temps réel des points d'intérêt sur leur parcours : restaurants, cinémas, sites touristiques. Le véhicule utilise les données open data de la Métropole et de la Ville de Bordeaux, utilise les informations en temps réel du trafic, sait lire les lignes au sol et réagir en cas d'obstacle.

 

Quand Link in city se gare, inutile de penser à sortir son pistolet électrique et de le brancher. Tout se fait automatiquement. De quoi faire un peu d'ombre à la Google Car déjà en test aux États-Unis. « Notre véhicule est une première en Europe », assurent les équipes d'Akka. Elles imaginent demain une utilisation en autopartage du véhicule, un peu à l'image des BlueCub qu'on peut librement emprunter en ville.

 

VeDeCom veut aussi compter. L'institut de transition énergétique, qui compte une quarantaine de membres (Renault et PSA en font partie), présentera lui aussi son véhicule autonome et électrique sur route ouverte à Bordeaux.

 

Depuis le début de la semaine, l'équipe fait des tests dans une Zoé de la marque Renault. « Nous sommes sur une logique du bi-mode, explique Frédéric Mathis, un des responsables de VeDeCom. Demain, le conducteur aura le choix. Dans certaines situations, il déléguera la conduite. »

 

En laissant les manettes à son véhicule, ce même conducteur pourra alors passer son temps à autre chose : téléphoner, faire une visioconférence, des recherches sur le Web, lire, travailler, etc. « Le véhicule autonome remet à plat l'idée de mobilité », poursuit-il. VeDeCom a un objectif clair : massifier ces nouvelles technologies pour les rendre accessibles au plus grand nombre dans nos véhicules de demain.

 

 

Premiers véhicules en 2020 ?

 

« On peut très bien imaginer qu'en cas de bouchon ou sur les autoroutes, le conducteur laisse le contrôle à la machine pour passer son temps à autre chose », estime Anne-Charlotte Nicoud, responsable des démonstrations chez VeDeCom.

 

Reste un obstacle : la législation. En Europe, il est pour l'instant interdit de laisser conduire une machine sur route ouverte. « En 2017, la convention de Vienne sur la circulation routière pourrait évoluer », espèrent les organisateurs du congrès ITS.

 

« Les constructeurs sont en tout cas très intéressés, affirme Frédéric Mathis, chez VeDeCom. On peut imaginer des premiers modèles de véhicules autonomes en 2020. » Et si Bill Gates disait vrai ?

 

CONGRÈS ITS

 

Du 5 au 9 octobre, Bordeaux accueille le Congrès mondial des transports intelligents. Une occasion unique pour les entreprises régionales de montrer leur expertise

 

35 démonstrations innovantes

 

Les participants au congrès ITS qui se tiendra du 5 au 9 octobre seront certainement bluffés. Pendant l’événement, 35 démonstrations sur circuits fermés et routes ouvertes auront lieu. Certaines sont des premières mondiales.

 

Outre les véhicules autonomes d’Akka et VeDeCom, Valeo montrera le sien aussi. Continental, présent cette semaine sur site, dévoilera cet automne son véhicule connecté et intelligent, le camion du futur et des nouvelles interactions homme-machine.

 

Renault de son côté a prévu de présenter son voiturier automatique, ou comment une voiture, toute seule, peut aller se garer.

 

L’université technologique de Belfort-Montbéliard teste également cette semaine en circuit fermé des véhicules capables d’adapter leur allure pour se croiser de manière fluide à des intersections sans l’intervention des conducteurs.

 

Nigilo, entreprise de Dax, présentera son vélo connecté. En glissant un petit appareil à l’intérieur d’une des poignées, le propriétaire de la bicyclette peut géolocaliser à tout instant son appareil. Pratique en cas de vol.

 

Autre exemple de savoir-faire local, Compass4D développé grâce à un partenariat public-privé teste à Bordeaux le GPS de demain. Le dispositif permet de connaître en temps réel les accidents, la présence de véhicules d’urgence et de savoir à l’avance la couleur des feux tricolores.

 

LAURIE BOSDECHER