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Article du Sud-Ouest

HELILEO à Dax : un prototype d’entreprise

La société spécialisée dans la géolocalisation vient d’acquérir sa propre chaîne de montage de cartes électroniques, qu’elle a décidé d’amortir en la partageant avec d’autres.

HELILEO Sud Ouest

La machine n'est pas totalement autonome. « Elle a besoin de ce que les gens appellent une petite main, moi je dirais d'un orfèvre », valorise Bernard PANEFIEU, annonçant à moyen terme le recrutement d'une personne « dédiée à 100 % » à l'accompagnement de la nouvelle technologie.

 

Depuis septembre, le directeur général et fondateur de l'entreprise dacquoise HELILEO, spécialisée dans le secteur de la géolocalisation et qui développe elle-même ses cartes électroniques (essentiellement à partir du système GPS) pour des applications agricoles, ferroviaires ou des drones, dispose de sa propre chaîne de montage.

Toujours plus de précision

Fondée en 2008 par Bernard PANEFIEU, la société HELILEO, qui compte à ce jour 12 salariés, conçoit des cartes électroniques équipées d’un système de géolocalisation, le tout adapté en fonction des besoins des clients. Concrètement, la technologie développée permet de « traiter les signaux » reçus depuis l’un des systèmes de géolocalisation (essentiellement le GPS, « le plus performant ») pour les affiner plus ou moins. « Le GPS d’une voiture a 3 ou 4 mètres de précision.

 

Nous, nous allons de 2 mètres à 2 centimètres. » HELILEO proposait jusqu’ici deux gammes de produits : Navigée_Pro et Mini. L’acquisition de la chaîne de prototypage lui permet de développer une troisième gamme, dite « micro » : « On va développer un récepteur miniature pour la santé, le sport, la sécurité, la robotique. » Si cette carte électronique sera plus petite en taille, pour se nicher dans des endroits réduits, elle ne sera pas forcément plus précise : « Quand on descend en taille, on n’arrive pas à mettre tous les composants. »

Machine à 100 000 euros

Séquencé en plusieurs appareils, l'un nécessitant donc la tutelle humaine, l'investissement d'un peu plus de 100 000 euros offre désormais à la société une « meilleure réactivité » et « une protection de l'information ». « On s'est aperçu qu'en envoyant tous nos plans en Chine, avec un retour par l'Irlande puis une fabrication en Allemagne, il y avait un risque de perdre notre propriété intellectuelle, mais aussi des possibilités d'erreurs. » Sans compter les délais, passés de 3 mois à 48 heures, voire une journée si les composants sont disponibles.

 

Cette chaîne dite de « prototypage » permet, par exemple pour l'agriculture, de« tester » sur place - et le cas échéant de les corriger -les deux types de produits proposés dans ce secteur par HELILEO. L'éventuelle fabrication en série reste quant à elle confiée à des industriels de Mouguerre et Pau.

 

Si l'achat présente beaucoup d'avantages, notamment en termes de recherche et développement avec l'avènement « d'applicatifs nouveaux », il reste lourd pour une entité au chiffre d'affaires d'1,2 millions d'euros en 2013. Sa rentabilisation par HELILEO seule ne serait d'ailleurs assurée qu'à « 60-70 % ».

Le modèle des « fab lab »

Aussi, le patron de la structure sise au sein de l'incubateur-pépinière d'entreprises PULSEO, a eu l'idée de combler les 30 à 40 % manquant sur le modèle du « fab lab » (fabrication laboratory ou laboratoire de fabrication). « Pour amortir le prix de la chaîne, on veut faire venir des entreprises extérieures, sur devis, qui pourront fabriquer leurs cartes électroniques chez nous », explique Bernard PANEFIEU.

 

Des sociétés de PULSEO seraient déjà partantes. Mais l'attrait pour cette initiative collaborative irait bien au-delà, dans toute la région, HELILEO étant la seule entreprise à partager un tel outil en Aquitaine : « Bordeaux Technowest, mais aussi l'Estia à Bidart sont intéressés », assure celui qui a déjà repéré « 165 clients potentiels ». « L'entreprise bordelaise qui a testé en premier la chaîne de montage était ravie », se félicite Bernard PANEFIEU. Pour les éventuels suivants, l'appareil présente le même intérêt que pour HELILEO : « réactivité et protection de la propriété intellectuelle ».

 

Si la société dacquoise prête ainsi de bon gré son innovation, le directeur général précise bien qu'elle garde la main dessus lors de cette confection pour des sociétés extérieures. L'« orfèvre » est décidément irremplaçable.